lectures-spectacles

Paradis-éprouvette

Nina, les deux hommes & l’auteure

d’Hélène Duffau

Nina, les deux hommes et l’auteure est un trio, deux hommes une femme, écrit par le quatrième personnage, l’auteur au féminin, l’auteure, comme on devrait le dire depuis 1999 (1) ! (... et on le dit rarement). La parité est visible en scène, deux hommes, deux femmes. En effet l’auteure est là pour défendre, en chair et en os, son texte. Les didascalies nombreuses ont créé cette nécessité d’articuler les non-dits habituels, dans la vie comme sur la scène. L’auteure pose sa table d’écriture près des personnages qu’elle anime. Ainsi, il y a bien deux femmes-deux hommes. 
Les deux hommes, d’une quarantaine d’années, se retrouvent au café pour bavarder. Ce 8 mars 2000, à Toulouse c’est aussi la journée internationale des droits de la femme. Ils sont nerveux. John, dont le surnom est emprunté à Lennon, son ami Marcus, publicitaire dont le surnom est emprunté à l’empereur romain. La conversation porte sur leur vision de l’évolution de la condition féminine quand… derrière le comptoir, une jeune femme s’approche, qui va changer le cours de leur conversation… et de leurs vies. Elle est serveuse et étudiante, son prénom est Nina.
21 septembre 2001 à Toulouse, dans une chambre, un homme et une femme cachent leur relation intime dans un appartement. Une explosion fait voler en éclat leur refuge. 

 

heleneduffauHélène Duffau : Elle se consacre à sa matière de prédilection, l’écriture (et ce qui l’entoure) : écrivaine, animatrice d’ateliers d’écriture, formatrice, correctrice, porteuse de projet culturel autour de l’écriture. Ses deux premiers romans Trauma (2003) et Combat (2004) ont été publiés aux éditions Gallimard. En 2009 elle a publié LU, la Madeleine de Nantes (récit) aux éditions La Louve et A Marana (roman) aux éditions TME.
Ouvrages collectifs :
2005 38 fois cent, in Cent jours sans, comité de soutien à Florence Aubenas et Hussein Hanoun
2007 Parfums d’été, in Toulouse, patrimoine et art de vivre, éd. Loubatières
2007 Zarza, in bilingue franco-espagnol Huesca-Tournefeuille
2009 Aigues-Mortes, ma légende, in 100 monuments, 100 écrivains, histoires de France, éd. du Patrimoine
2011 Vous avez dit euprocte ?, in Chercheurs en quête d’auteurs, éd. Loubatières
Artiste entrepreneuse, elle est tantôt auteure, co-directrice de Graphites, opérateur culturel littéraire à vocation européenne, consultante spécialisée en communication écrite, animatrice d'ateliers d'écriture, blogueuse dans les pages du Journal de la moderne tyrannie.

1.Le gouvernement français intervient une première fois en 1984 avec la création d'une commission de terminologie relative à cette question, présidée par Benoîte Groult, suivie d’une publication en 1986 d'une directive sous l'impulsion d'Yvette Roudy, alors ministre des droits de la femme, et ensuite en 1999 par la publication du guide Femme, j'écris ton nom. Ce guide contient une liste de métiers, titres, grades et fonctions qui indique quel nom utiliser lorsque la personne concernée est une femme.
L'implication du gouvernement dans le processus d'évolution de la langue est motivée par la volonté de renforcer le rôle des femmes dans la vie publique et sa reconnaissance, ainsi que de permettre aux femmes d'accéder plus facilement à des fonctions jusqu'alors réservées aux hommes.
L'Académie française s'oppose formellement à ces modifications qu'elle juge arbitraires et comme une atteinte à ses prérogatives. Elle publie un arrêt de l'Académie rédigé par Georges Dumézil et Claude Lévi-Strauss qui précise que « l’application ou la libre interprétation de "règles" de féminisation édictées, de façon souvent arbitraire, par certains organismes français ou francophones, a favorisé l’apparition de nombreux barbarismes.».
En particulier, Maurice Druon, secrétaire perpétuel de l'Académie française de 1985 à 1999, condamne la féminisation par la publication de plusieurs articles. L'académie souligne également que « le choix systématique et irréfléchi de formes féminisées établit (...) à l’intérieur même de la langue, une ségrégation qui va à l’encontre du but recherché ».
Ce sujet fait donc encore aujourd'hui débat...                        Source : Wikipédia

Extraits :

heleneduffau
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Texte original d’Hélène Duffau
Mise en scène : Marc Fauroux

Distribution :
Christophe Anglade - Lise Avignon - Hélène Duffau - Marc Fauroux

Production en cours : Cie Paradis Éprouvette, Cie conventionnée par la ville de Colomiers. Avec les soutiens du conseil régional de Midi Pyrénées, du conseil général de la Haute Garonne, de la ville de Toulouse, de la direction régionale des Affaires Culturelles.